La semaine dernière est parue Magnifica Humanitas, la nouvelle encyclique du pape Léon XIV.

Le texte tourne autour d’une question inconfortable : qu’adviendra-t-il du talent humain dans un monde où l’intelligence artificielle est de plus en plus capable.
Ce n’est pas une question technique. C’est une question de discernement : ce que nous entendons par valeur, par contribution et, en dernier ressort, par ce qui est humain au sein des organisations.
L’encyclique arrive à un moment où l’intelligence artificielle a cessé d’être une technologie du futur pour devenir une réalité qui transforme déjà la façon dont nous travaillons, apprenons et prenons des décisions.
Tout au long du texte, on ne trouve pas un regard pessimiste sur la technologie ni une mise en garde contre les avancées à venir. Au contraire, on y reconnaît l’énorme potentiel que l’intelligence artificielle peut apporter à la connaissance, au développement humain et au progrès social.
La préoccupation apparaît ailleurs.
Dans la possibilité que nous consacrions plus de temps à développer nos outils qu’à développer les personnes qui vont les utiliser.
Parce que plus les technologies qui nous entourent deviennent capables, plus une question semble prendre de l’importance, une question qui touche directement les organisations, le leadership et le développement du talent.
Quelle place occupera l’humain dans un monde de plus en plus intelligent ?
Il y a trois idées qui reviennent de façon récurrente tout au long de l’encyclique et qui sont pertinentes pour les RH.
La première a trait à l’intelligence humaine. Elle ne se limite pas à traiter de l’information ou à résoudre des problèmes : elle inclut la créativité, le discernement, l’empathie, la conscience et le sens du propos. Et ce sont probablement ces capacités qui gagneront en valeur à mesure que la technologie deviendra plus compétente.
La deuxième est la vitesse. L’intelligence artificielle avance rapidement, tandis que le développement des personnes et des organisations ne le fait pas toujours au même rythme. Adopter des outils est important, mais apprendre à les utiliser avec discernement et responsabilité l’est tout autant, voire plus.
La troisième est l’avenir. Quand de nombreuses organisations auront accès à des technologies similaires, la différence continuera de résider dans les personnes : dans la façon dont elles dirigent, apprennent, interagissent et sont capables d’apporter ce qu’aucun outil ne peut remplacer.
Si vous y réfléchissez calmement, cette réflexion dépasse le débat sur l’intelligence artificielle et pointe vers quelque chose que les organisations tentent de résoudre depuis des années : comment aider les personnes à déployer tout leur potentiel dans des environnements de plus en plus complexes.
Et c’est là que cela rejoint ce que nous observons déjà au sein des organisations.
Stimuler le talent et le développement des personnes ne dépend plus uniquement de la connaissance qu’elles sont capables d’acquérir. Il est de plus en plus important de comprendre à partir de quel état physique, mental et émotionnel les personnes apprennent, collaborent et mettent en pratique cette connaissance.
C’est là que naît Humántica®.
Une approche qui place l’humain au centre du développement.
Pendant des années, le développement du talent s’est principalement concentré sur deux dimensions : la connaissance et la pratique. Toutes deux restent nécessaires. Cependant, il existe une troisième dimension qui influence de façon décisive la manière dont les personnes apprennent et déploient leur talent : l’état du corps, de l’esprit et de l’émotion.
C’est pourquoi les Expériences de Formation Humántica® intègrent ce troisième élément dans les processus d’apprentissage.
Peu importe qu’il s’agisse de leadership, de communication ou de travail en équipe. Un même outil, appris par deux personnes différentes, peut générer des résultats complètement différents selon l’état à partir duquel il est appliqué.
C’est là que de nombreuses organisations ont une opportunité claire.
L’intelligence artificielle continuera d’augmenter la vitesse, la productivité et l’efficacité. La question est de savoir si le développement des personnes saura suivre ce rythme.
Si l’idée d’appliquer cette approche au sein de votre organisation vous intéresse, écrivez-moi et nous en parlons.
Quelle compétence humaine pensez-vous sera la plus importante à l’ère de l’intelligence artificielle ?
— Berta
