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Compétences réelles pour les RH

La compétence la plus difficile aux RH : poser des limites sans perdre la proximité

Ceux qui travaillent aux Ressources Humaines ont généralement une grande capacité à écouter, à anticiper et à aider.

La compétence la plus difficile aux RH : poser des limites sans perdre la proximité

C’est précisément pour cela que trouver l’équilibre entre la disponibilité et ses propres limites n’est pas toujours simple.

Je suis Nara, la mascotte des professionnels des RH, et aujourd’hui je t’apporte trois compétences qui peuvent t’aider à poser des limites sans perdre la proximité qui rend ton travail si précieux.

Quand tu accompagnes d’autres personnes et que quelqu’un arrive avec une préoccupation, il est facile que ton corps se mette à réagir comme si cette urgence était aussi la tienne.

Ce que je vais te raconter maintenant peut t’aider à retrouver un peu de distance avant de décider jusqu’où tu as besoin de t’impliquer.

Parce qu’une limite bien posée ne rompt pas l’accompagnement ; elle le rend plus soutenable.

Skill 1

Urgence réelle vs. urgence émotionnelle

Quand quelqu’un arrive préoccupé, son urgence se transmet avant même que tu aies eu le temps d’analyser la situation.

Elle se remarque à la rapidité avec laquelle il parle, à son ton ou à la façon dont il présente ce dont il a besoin.

Et quand nous percevons de la tension, notre cerveau dirige l’attention vers ce qui semble exiger une réaction immédiate.

C’est une réponse naturelle.

Le problème apparaît quand nous confondons l’intensité émotionnelle avec l’importance réelle de la demande.

Parce que quelque chose peut beaucoup préoccuper une personne et, malgré tout, ne pas nécessiter de solution à cet instant précis.

Avant d’agir, il peut t’aider de te poser une question très simple :

« Cela a-t-il besoin d’être résolu maintenant, ou suffit-il que l’autre personne sache quand elle aura une réponse ? »

Ce petit espace entre la demande et ta réaction te permet de retrouver de la perspective.

Et, bien souvent, cela rassure aussi l’autre personne, parce qu’une indication claire peut suffire à ce qu’elle sente que la situation est prise en charge.

Skill 2

Gérer la responsabilité

Quand tu travailles en accompagnant d’autres personnes, il est facile de sentir que tu devrais résoudre tout ce qui arrive jusqu’à toi.

Surtout quand tu sais que tu pourrais aider.

Mais l’esprit a tendance à confondre responsabilité et contrôle.

Quand tu essaies de contrôler chaque partie d’une situation, ton cerveau maintient trop de sujets ouverts en même temps.

Il reste attentif à ce qui manque, anticipe d’éventuels problèmes et essaie de se souvenir de chaque détail pour que rien ne lui échappe.

Cet effort consomme beaucoup d’énergie mentale.

Gérer la responsabilité signifie distinguer clairement ce qui te revient et ce que l’autre personne doit assumer.

Avant de te charger de quelque chose, il peut t’aider de te demander :

« De quoi cette situation a-t-elle vraiment besoin de ma part ? »

Parfois ce sera une solution. D’autres fois, il suffira d’orienter ou de clarifier quelle est la prochaine étape.

Bien accompagner ne consiste pas à tout porter, mais à apporter ce qui aide vraiment.

Skill 3

L’inconfort de ne pas tout résoudre sur le moment

Il y a quelque chose qui se produit souvent quand tu décides de ne pas répondre immédiatement.

Même si tu sais que la situation peut attendre, un petit inconfort interne apparaît.

Ton esprit continue de te rappeler qu’il y a quelque chose en suspens, et agir tout de suite procure du soulagement.

Ce soulagement a un effet important : il apprend à ton cerveau que la façon la plus rapide de cesser de ressentir de la tension est de tout résoudre au plus vite.

Peu à peu, réagir immédiatement peut devenir une habitude, mais pas toujours parce que la situation l’exige.

Bien souvent, c’est parce que ton corps veut retrouver le calme.

C’est pourquoi poser des limites implique aussi d’apprendre à soutenir, pendant quelques instants, ce petit inconfort.

Tu peux reconnaître qu’il existe sans y réagir automatiquement et te rappeler quelque chose de simple :

« Je peux m’occuper de cela plus tard. »

Le fait qu’une situation reste en suspens ne signifie pas que tu la gères mal.

Tu apprends simplement à répondre avec plus de discernement.

Parce que bien accompagner les autres exige aussi de savoir jusqu’où tu peux aller.

Humántica®

Quand tu accompagnes d’autres personnes, il est facile d’assumer plus que ce qui te revient.

Ton corps peut s’habituer à vivre dans un sentiment constant d’urgence ; c’est pourquoi prendre soin du corps, de l’esprit et de l’émotion implique aussi d’apprendre à répondre avec plus de clarté.

Parfois, bien accompagner signifie être disponible.

Et d’autres fois, cela signifie savoir jusqu’où tu peux aller sans finir par tout porter.

Même si notre travail peut sembler centré sur l’animation de formations, il ne consiste pas seulement à prendre soin de l’expérience des équipes.

Nous facilitons aussi le quotidien de ceux qui portent tout le processus depuis l’intérieur de l’organisation.

C’est peut-être pour cela qu’on nous dit qu’en travaillant avec nous, ils ont le sentiment que nous ne sommes pas un prestataire externe et qu’ils peuvent compter sur une équipe qui comprend vraiment ce qu’il y a derrière leur travail.

Parce que soutenir ceux qui soutiennent les autres fait aussi partie du fait de bien faire les choses.

Je resterai par ici, à observer de près comment vous travaillez… et à apprendre aussi de tout ce que vous portez chaque jour.

Et qui sait, peut-être qu’un jour nous nous croiserons au bureau. J’accompagne presque toujours Berta dans ses réunions avec les RH.

— Nara

P.-S. : Qu’est-ce qui, selon toi, est le plus difficile au moment de poser des limites ?

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Nous pouvons analyser ensemble ce dont votre équipe a besoin.

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