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L'interrupteur du talent

La leçon des All Blacks pour les RH sur la culture d’équipe

Les All Blacks sont l’une des sélections sportives les plus victorieuses de l’histoire. Pendant des décennies, ils ont maintenu un niveau de performance extraordinaire dans l’un des sports les plus exigeants du monde.

La leçon des All Blacks pour les RH sur la culture d'équipe

Une partie de ce succès tient à une décision qui va bien au-delà de la préparation physique ou de la technique : le choix des personnes qui font partie de l’équipe.

Chez les All Blacks, le talent compte, mais ce n’est pas le seul critère. Ils valorisent aussi la capacité à s’intégrer dans une culture, à contribuer au groupe et à renforcer une manière précise de concevoir le travail d’équipe.

C’est pourquoi, lorsqu’ils évaluent un joueur, ils ne regardent pas seulement comment il rivalise sur le terrain. Ils observent aussi comment il interagit avec les autres, comment il réagit sous la pression et ce qu’il apporte au groupe.

Au fil des ans, ils sont allés jusqu’à écarter des joueurs au potentiel énorme, estimant que leur intégration pouvait nuire à la culture de l’équipe.

Cela peut sembler une décision difficile à comprendre de l’extérieur. Pourtant, la performance d’une équipe ne dépend pas seulement de la somme des talents individuels. Elle dépend aussi de la capacité de ces personnes à travailler ensemble et à poursuivre un objectif commun.

De là naît l’une des idées les plus connues chez les All Blacks :

« Aucun individu n’est plus important que le maillot. »

Le maillot représente l’équipe. Il représente ceux qui étaient là avant et ceux qui viendront après.

Chaque joueur le reçoit pendant un temps et assume la responsabilité d’honorer ce qu’il représente.

Cette idée a influencé beaucoup des décisions que prennent les All Blacks, tant au moment d’intégrer des personnes que d’exercer le leadership et de protéger une culture qu’ils considèrent essentielle à leur succès.

L’une des images les plus connues de l’équipe survient à la fin du match : les joueurs eux-mêmes rangent le vestiaire avant de partir.

Personne ne le leur impose. Ils le font parce que ce geste leur rappelle que faire partie de l’équipe comporte des privilèges, mais aussi des responsabilités.

À un moment où beaucoup d’organisations se disputent l’attraction et la rétention des meilleurs professionnels, les All Blacks semblent avoir compris que le talent, à lui seul, ne suffit pas.

Il faut aussi une culture capable de l’intégrer, de l’orienter et de le transformer en performance collective.

Une organisation peut réunir des personnes brillantes et, malgré tout, rencontrer des difficultés à collaborer, à partager la connaissance ou à construire des relations de confiance.

C’est pourquoi la culture d’équipe occupe aujourd’hui une place de plus en plus importante dans beaucoup d’organisations. Elle influence la façon dont les personnes travaillent ensemble, affrontent les défis et construisent des relations durables.

Et elle influence aussi une décision fondamentale : celle de rester.

Pendant des années, la conversation sur la rétention du talent s’est concentrée sur des questions comme le salaire, les opportunités de développement professionnel ou les avantages. Et tous restent importants.

Cependant, il y a un autre facteur qui apparaît fréquemment quand les personnes expliquent pourquoi elles restent des années dans une organisation : le sentiment d’appartenance. La perception de faire partie d’un groupe avec lequel elles partagent des objectifs, des relations de confiance et une identité commune.

Il est difficile de quitter un endroit où l’on sent qu’on fait partie de quelque chose.

C’est peut-être l’une des principales leçons que nous laissent les All Blacks. Les cultures d’équipe les plus solides ne se construisent pas uniquement autour de la performance. Elles se construisent aussi à partir de liens qui font que les personnes veulent continuer de faire partie du groupe.

Quand les personnes sentent qu’elles font partie d’un groupe, la collaboration circule plus facilement, l’engagement se renforce et le maintien dans l’organisation cesse de dépendre exclusivement de facteurs externes.

Créer des équipes où les personnes ne se contentent pas de travailler ensemble mais se sentent partie de quelque chose de partagé est l’un des grands défis des organisations actuelles.

C’est avec cette idée que nous avons développé l’atelier « Mon équipe, ma tribu : dynamiques ancestrales pour créer des équipes d’élite ».

Une expérience conçue pour travailler certains des éléments qui soutiennent la culture d’équipe : la confiance, la cohésion, la collaboration et le sentiment d’appartenance.

Les équipes ne se renforcent pas uniquement en définissant des objectifs communs. Elles ont aussi besoin d’expériences qui aident les personnes à se reconnaître comme un groupe, à mieux comprendre comment elles interagissent et à construire une identité partagée.

C’est peut-être l’une des principales leçons que nous laissent les All Blacks. Quand les personnes sentent qu’elles appartiennent à une tribu, l’équipe cesse d’être une simple structure de travail et devient un lieu où il vaut la peine de continuer à contribuer.

Si l’idée de renforcer la culture d’équipe, la confiance et le sentiment d’appartenance au sein de votre organisation vous intéresse, nous serons ravis de vous en dire plus sur l’atelier « Mon équipe, ma tribu ».

— Berta

P.-S. : Si vous ne deviez en choisir qu’un : le talent ou la culture d’équipe. Lequel choisiriez-vous ?

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